Critique " Rise "
Une mignonnette journaliste enquête sur les milieux vachement glauques des gothiques américains de mes deux. Whoua, un pote à elle, un gros informaticien qui n’a rien d’autre à foutre qu’à fouiner sur le net tombe sur une page web encodée, donnant rendez vous dans un lieu tout pourri ( un squatt que ça s’appelle ), et là, diantre, c’est un repère de vampires !!! Court, Lucy Liu, court donc, inconsciente journaliste ! Mais comme c’est une femme, elle retourne chez son poto-le-gros, et se fait chopper par un des suceurs… de sang. Vlan, on l’enlève, super, Carla Gugino se la joue vampiresse ( ?!? ) top sexy ( c’est pas difficile, vous me direz… ), et le bellâtre au charisme d’une huître James d’Arcy ( dans le film, c’est Bishop ) transforme en bloodsucker la petite demoiselle sans défense… La voilà donc partit pour se venger, tandis qu’un flic ( Michael Chiklis ) enquête en parallèle suite à la mort de sa fille…
J’arriverai pas à être gentil. Non, là, j’peux vraiment pas. Sébastien Gutierrez n’est pas un mauvais bougre, son scénar’ pour « Des serpents dans l’avion » était une petite réussite, mais, merde, mon gars, comment t’as fait pour foirer ton film à se point ? T’as Lucy Liu, capable de faire des trucs de ouf’ en baston, et tu lui files un rôle de nana que si elle a pas son arbalète, elle est pas foutu de foutre un gnon ! Après, tu fais de Michael Chiklis, le flic le plus pourri, le plus violent que la télévision n’est connue grâce à « SHIELD », et tu le ramène ras des pâquerettes, un tout mou, un flic de plus !!! T’as une des bombes les plus sexy d’Hollywood ( Rhhaaaa Carla ! ), et c’est tout juste si t’en fais pas une figurante ! Mais c’est quoi qui va pas dans ta tête ?
Puis on va tous t’apprendre un truc hallucinant : un vampire, ça a des pouvoirs. C’est dingue, non ? Soit ils sont juste vachement beaux, mais avec une sacré force, ou alors ils se transforment en brume-chauve souris-loup, soit carrément ils pratiquent toutes les formes d’arts martiaux, l’art de la voltige en plus. Alors expliques nous pourquoi les tiens, ils ont que dalle, nibe, nada, nothing, si ce n’est l’immortalité, et encore, on se demande, vu la vitesse à laquelle ils crèvent ? Pas la moindre force de malade, pas le moindre : « Je sors par la fenêtre du 17ième étage parce que les escaliers ça me fait chier » ?
Alors non, j’suis pas gentil, ce film est une daube, sans enjeux, sans dialogues ( c’est fou comme Chiklis accepte la condition de Liu en un quart de seconde ! ), avec des rôle qu’on sait même pas d’où ils sortent ( c’est qui, ce gars, là, qui se la joue mentor de Liu ? Perso, j’ai rien compris… ).
Voilà, ça fait du bien. J’me sens dix fois mieux. Puis tiens, j’vais me mater « Blade II » pour la 15ième fois. Non mais, sans rire…