Return of the Wolf Tone

Publié le par Wolf Tone

I’M BACK ( in ze saddle again… Spéciale dédicace to Yan and Lucio ) !!! Rhaaa, le métro, les vélib’ qui nous gavent, l’air si particulier de notre bonne vieille capitale, j’en ai presque embrassé le bitume en bas de ma rue ! Quel bonheur tout de même… Et vous, ça va ? Oui ? Non ? Mouais, bon, vous avez l’air fatigués… Mais que devrais je dire, moi, qui me suis tapé deux films dans l’après midi pour rattraper mon retard ? Courant de l’Orient express pour rejoindre les Halles en 2 minutes pour cause de séances consécutives, hein ? Car tel a été mon retour : après les éternels tracas citoyens ( convocation assedic, impôts sur le revenu, courses car frigo vide… Pfff… ), j’ai sprinté vers les derniers ciné à projeter « Surveillance » de Jennifer Lynch et « X-files : Régénérations » de Chris Carter, histoire de ne pas mourir con… Mon retour parmi vous commence donc par une double critique, avant d’entamer les nouvelles fraîches…

On va commencer par le meilleur… Ce qui sous entend que le second est pas super, mais le secret est un peu éventé, non ? Allez, big up pour « Surveillance », de la fille à son Papa Lynch. Petit le big up, nous ne sommes pas devant un chef d’œuvre non plus, mais une espèce de produit de son époque, avec une filiation que beaucoup aimerait avoir…

Les agents Anderson ( Julia Ormond, madre mia… ) et Hallaway ( Bill Pullman, que nous avions pas vu aussi excellent depuis… « Lost Highway » ? ) débarque dans un patelin paumé pour enquêter sur une série de meurtre. Trois témoins les attendent : une junkie, un flic pas clair, et une gamine.
Qui dit faux ? Vrai ? Entièrement accès sur les notions de point de vue et de vérité, le scénario n’est au bout du compte qu’un exercice de style, et ce jusqu’à sa fin en forme de révélation. Du coup, c’est du côté du traitement qu’il va nous falloir chercher ce petit plus tant attendu. Comme je l’ai dit, ce n’est pas parce que Madame s’appelle Lynch qu’elle nous a pondu une bombe. De son père, Jennifer a surtout gardé le travail sur la bande son, assez réussie au demeurant, pour nous tenir sous tension régulièrement. Puis, de temps à autre, elle nous place cet humour burlesque et décalé qui a fait le bonheur de tous les aficionados de « Twin Peak », et quelques séquences ( dont la finale, qui nous propose un Bill Pullman dantesque ) gravitant sur les déviances de ses personnages.
Alors, dit comme ça, et en ajoutant le casting, c’est vrai que ça fait un peu beaucoup. Or ce n’est pas ces liens évidents avec la filmo du Maître qui restent en tête, mais plutôt son côté ancré dans le présent, l’évidence que Jennifer Lynch est le produit d’une époque où la dictature des médias nous cache plus qu’elle nous montre. Par le biais de plusieurs niveaux de lecture, elle se pose au début du film en détentrice de la seule vérité valable, avant de finalement nous jeter sa propre manipulation à la gueule. Pour le coup, le twist, exercice débile dans la quasi totalité des films l’utilisant, devient un outil nécessaire au message de la réalisatrice.
Dans l’air du temps aussi par son approche de la violence plus viscérale que tape à l’œil. Là aussi, Papa n’est pas très loin, mais on pense surtout au traitement du Rob Zombie de « Devil’s reject » ou du Greg Mc Lean de « Wolf Creek », ces enfants de Tobe Hooper : sèche, froide, sanglante et un brin voyeuriste, elle dérange beaucoup plus dans ses aspects psychologiques que dans ses effusions sanguinolentes.
Reste une sensation de longueur, principalement dû à la scène centrale où tous les protagonistes se rencontrent, et une fin un peu too much, mais l’ensemble tient très bien la route, et ne ploie pas sous le poids du Saint Père…

Quant à notre second métrage, il a du mal à passer derrière le bébé de Jennifer… Inutile de se voiler la face, « X Files : Régénération » est à deux doigt d’être une purge, et pour une fois, je ne suis pas le seul à le penser ! L’histoire ? Sans intérêt. Que ceux qui n’ont pas suivi avec amour les aventures des agents Mulder et Scully passent leur chemin. Oh, pas parce qu’il ne vont rien comprendre, non, simplement parce que c’est l’unique intérêt du bidule. L’intrigue, cette fameuse enquête sensée nous tenir en haleine, est traitée sans aucune tension, tout l’aspect surnaturel tient dans un pauvre voyant sans le moindre charisme, et la résolution est torchée en deux temps trois mouvements. Si en plus, on y ajoute une mise en scène carrément moins bonne que celle de la série télé, des traits d’humour qui tombent à plat et un délire psychiquo-spirituel sur la religion et la croyance en général, que nous reste t il ? Ben… en fait, j’crois bien qu’il nous reste rien. C’est ça. Rien. Donc même ( surtout ? ) vous qui avez aimé le couple le plus space du FBI, et sa première version ciné, vous n’avez rien à gagner en allant voir ce volet insipide. Mais j’suis con moi : il est sorti le 30 août… Scheiss, trop tard…


ENFIN, BON, demain, j’m’en va me faire « Solitaire », histoire de garder encore le goût du mystère pour le « Dark Night »… Crevant le retour, j’vous dis… Y a encore du chemin à faire avant de retrouver une vitesse de croisière…

 

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Publié dans Critique Cinéma

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