« Et le nain rafla la mise colombienne… » Sortie Ciné Juillet 08 Part 2
Alors que la France, le Monde, l’Univers fête le retour d’Ingrid ( le bon côté ) et que le nabot se gargarise de cette grande victoire en l’honneur des opprimés du Monde ( côté néant absolu ), Wolf Tone joue carrément au Tiercé – Quarté – Quinté +, avec des films qu’il a envie de voir, mais dont il ne sait quasiment rien… Ca me rappelle le lycée, lorsque mon prof’ de français me surnommé « le Molière de la Tartine », moi, le gus capable de pondre une dissert’ sans avoir lu la moindre ligne du bouquin. Ben vouais, si je ne m’envoie pas de fleur, qui le fera pour moi ? « T’es cinglée », me déclare ma louve… Vas savoir !
Bon, nous nous étions arrêtés au 16, comme ça, parce qu’il faut bien une fin. Mais c’était un peu prématuré, parce que ce jour là sort « Un monde à nous » de Frédéric Balekdjian. Et le calvaire commence… Est ce que votre serviteur a vu son unique et précédent film, « Les mauvais joueurs » ? Non. Mis à part le fait que le bien fort sympathique Edouard Baer en tient le rôle principal, et que les premières images sont assez convaincantes, je ne sais rien de rien. Oui, enfin, Alain Chabat déclare à tout va que s’il produit avec Chez Wam ce film, c’est pour apporter un côté plus sombre au catalogue de sa boîte de production. Ben on est bien aidé… Reste le sujet du film, qui attire l’œil ( ou l’oreille, si vous lisez à haute voix ) : un père et son fils débarque dans une énième ville, comme deux proies pourchassées. Le gosse est entraîné au sport de combat par un père qui lui répète inlassablement qu’ils sont en danger, mais de quoi ? De qui ? Nada là dessus : l’enfant doit faire entièrement confiance à son père paranoïaque. Alors si Balekdjian est effectivement le réalisateur prometteur dont parlait les critiques ( encore elles… ) à l’époque de « Mauvais joueurs », si Edouard confirme sa capacité à jouer tout et n’importe quoi, et que le sujet de la paranoïa paternelle est traité convenablement, ben ça peut rendre un truc qui vaut le détour. D’un autre côté, si ma tante avait des couilles, elle serait mon oncle…
Toujours le même jour, on va sauter allègrement le « Voyage au centre de la Terre – 3D », hein, vous ne
m’en voudrez pas, pas vrai ? Le seul intérêt de ce truc, c’est de pouvoir y lâcher votre bambin le temps de faire les boutiques, et en plus, il sera tellement abruti par tant de couleurs criardes et d’effets nauséeux, qu’il vous laissera tranquille pour la soirée…
Non, on va par contre tenter de parler des « Proies » de Gonzalo Lopez-Gallego. Là, par contre, je me fous d’avoir vu ou non ses précédents films, parce que j’ai un argument de poids : une bande annonce à se lécher les babines… Un mec cool, Quim, roule peinard sur une route de campagne, lorsque, PAN, un taré lui tire dessus ! Alors du coup, il fuit, et tombe un peu plus loin sur une belle demoiselle, qui elle aussi, PAN, on lui a tiré dessus ! S’en suit une chasse à l’homme entre le couple qui court et le tueur qui fait PAN ! Alors, dit comme ça, on peut pas me prendre au sérieux, mais la B.A., elle, elle est assez stressante. Puis faut l’avouer : le cinéma de genre espagnol de nos jours, c’est un peu comme le ciné américain des seventies. On fait pas mieux ! Alors après des mois de fantômes de gosses pleurant dans des maisons gothiques ( vachement bien foutu, attention, mais un poil répétitif ) et surtout un [Rec] de triste mémoire, un bon gros survival entre « Sans détour » et « Délivrance » bien tendu, j’attends ça comme le Nabot la franco-colombienne : avec la bave aux lèvres…
Et je vais jouer un tour de cochon, pour aller jusqu’au 23 juillet, mais sans parler du descendant de Lou Ferrigno. Ah, ce porc de Wolf Tone, hurlent ceux qui ont compris ma blague à deux balles ! Ben vouais, je garde les films qui tuent avant même de les avoir vu pour le prochain billet… Nananèreu !
Pourtant, le dernier du jour PEUT être une tuerie : « La Cité des Hommes » de Paulo Morelli. Tous le monde doit avoir vu « La cité de Dieu », drame puissant se déroulant dans les favelas brésiliennes. Grande claque dans la gueule de 2003, le film propulsa ( et avec raison ) son réalisateur Fernando Meirelles dans une autre dimension, qui nous donna un « Constant Gardener » inégal, soit, mais très bon tout de même. Mais ce n’est pas lui qui reprend le flambeau pour cette suite, c’est Morelli, réalisateur sur la série née du premier film. Série que je n’ai pas vu, bien entendu, ç’aurait été trop simple… Alors, que faut il attendre de cette Cité là ? Pas simple : la grande force de la première, c’était les enfants, ces gosses paumés et capables d’acte de violence extrême. Un sujet bouillant traité avec rigueur par un réalisateur de ciné. Alors que là, nous sommes face à de jeunes adultes ( toujours le même enjeu : avons nous notre libre arbitre lorsqu’on naît dans une favela ? ), et c’est filmé par un gars venant de la télévision… Ca va être dur de garder la même implication émotionnelle, puis la bande annonce est, je trouve, assez peu convaincante : la particularité de ces bidonvilles semble être diluée dans une histoire de gang. Grosso modo, on pourrait presque raconter la même histoire dans les ghettos de Los Angeles… A vous de voir si vous voulez donner une chance à Paulo, mais n’attendez pas la puissance de Fernando : au moins, vous ne serez pas déçu d’emblée de jeu…
Voilà, voilà ! Mon prof’ de français peut être fier de moi : la Tartine a bien était couverte de ce grand rien qui me caractérisait déjà lorsque j’avais des cheveux. « T’es VRAIMENT cinglé… ». Oui, c’est bon, j’ai compris, je sors…

P.S : Pour ceux qui on suivit mon coup de gueule sur le "Martyrs" de Laugier, réjouissez vous ! Les menaces de mort envoyé en masse par Wolf Tone ont porté leurs fruits : nous seulement le film est reclassé - 16 ans, mais en plus, une sortie est prévue le 3 septembre ! Merci qui ?