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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 20:02

Bon, j’suis un chieur. Je l’admets, voilà, comme ça c’est dit. J’peux plus voir un film sans me triturer le cerveau après, et dés que quelque chose cloche, faut que je pointe mon doigt dessus. J’aurais aimé encensé « The Ruins » de Carter Smith, j’suis vraiment à deux doigts d’hurler « That’s it ! You’ve made it ! ». Mais non. Et va falloir dire pourquoi…

Deux couples de djeuns ricains en vacances de rêve au Mexique, décide de suivre un jeune allemand qui veut rejoindre son frère archéologue sur le site d’un ancien temple maya…

Allez, c’est reparti, pense automatiquement le type blasé de voir le même pitch au moins une fois tous les deux mois. Ca va saigner, courir, se perdre, et se faire massacrer par les autochtones. Le pire, c’est que c’est exactement çà, mais en mieux. Primo, pas d’intro interminable, de gros lolos qui bougent dans tous les sens, de blague à la con. Carter met déjà ça de son côté : son intro est plus classique, et ses personnages plus simples d’approche, donc aptes à provoquer l’empathie.

Secondo, rien n’est gratuit chez lui, et ça, mes aïeux, c’est tellement rare que je ne sais même plus le dernier film que j’ai vu avec ce parti-pris. Tout, chaque réplique, chaque action, est le fruit de la précédente. Peut être est ce dû au fait que ce soit l’écrivain du bouquin original, Scott B. Smith, qui a lui même adapté son bébé. Mais qu’importe : un film d’horreur où la fille top belle ne descend pas à la cave parce qu’il y a un bruit qui trop bizarre, ou qui ne transforme pas un touriste lambda en tueur à gage, CA, c’est une réussite. Ajouter à cela une mise en scène simple et efficace, et des comédiens ( Laura Ramsey en tête ) qui tiennent la route, et on est à un poil pubien de l’orgasme cinéphile.

Alors oui, c’est carré, c’est parfois douloureux, c’est scénaristiquement probable, c’est tout cela, et pourtant… Pourtant, ça ne fonctionne pas tout le temps. Parce que justement, c’est ancré dans un certain réalisme.

Nos héros sont bloqués au sommet du temple pour une raison X tout à fait compréhensible. Là haut, y a un puit menant à l’intérieur, mais c’est ultra dangereux, voir même ultra mortel. Descendent ils ? Non, sauf au début ( juste pour se rendre compte qu’effectivement, c’est vachement trop mortel ). Parce que c’est réaliste. Alors imaginez tout un film calé sur cet axe, se déroulant en un lieu unique… Carter arrive pourtant à nous donner des séquences bien senties ( dont un pétage de plomb et d’automutilation à faire frémir ), voir carrément difficiles à regarder ( d’ailleurs, interdire ce style de film au – de 12 ans, c’est une bonne blagounette… ). Mais il lui manque ce petit truc de mise en scène, de scénario, qui permet de tenir la route, qui maintienne un tant soit peu la tension.

Alors, bon, tout est relatif : si vous avez flippé sur la quasi totalité de la prod horrifique US de ces dernières années, n’y allez pas, sinon vous allez y rester, et je veux pas avoir votre arrêt cardiaque sur la conscience. Mais avis aux chieurs dans mon genre : ils risquent d’être mi-figue, mi-raisin… Reste que Carter Smith, avec ce premier long métrage, prouve qu’il lui manque peu pour rejoindre Neil Marshall ou Zack Snyder dans la relève anglo-saxonne du ciné qui fout les pétoches. Allez mon gars, au prochain, tu me fera fermer les yeux…

Par Wolf Tone - Publié dans : Critique Cinéma
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Mercredi 18 juin 2008 3 18 /06 /Juin /2008 11:48

Ah, mes couilles à la fin !!! Ils veulent vraiment me le pourrir jusqu’à la moelle, ce mois de juin ! Après avoir reculé la sortie de « Martyrs » de Pascal Laugier, l’avoir même carrément classé – de 18 ans ( s’abordant ainsi sa carrière déjà mal en point ), voilà que nos chers distributeurs foutent à la trappe le « Midnight Meat Train » de Ryuhei Kitamura ! Pire, le film ne sortira que dans 100 salles aux U.S.A., prétextant que son aspect trop nihiliste ira bien mieux sur DVD que sur grand écran. Putain, si un mec se fait chier avec des lumières, des ambiances, passe des mois à bosser sur un film, c’est pas pour que ces connards en col blanc le bazardent dans les bacs des FNAC ! Quand on voit le tas de bouses que nous balancent chaque mois cette grande entreprise qu’est le cinéma international, c’est une bombe qu’il faut foutre dans les locaux des distributeurs !

Et c’est pas fini : « The ruins », vous savez, le survival de Carter Smith, ben il n’est plus que dans une seule salle à Paris ! Après une pauvre semaine de sortie ! Putain de merde de nom de Dieu ! A quand le « Dark Night » sur 10 salles France ? Et quid de « Tous les garçons aiment Mandy Lane », slasher de Jonathan Levine ? Depuis 2006 qu’il est produit ce film ! Bande annonce alléchante, sortie de projection enthousiaste, et… plus rien. Rien de prévue, rien d’annoncé ( enfin, à ma connaissance ). Dîtes le nous, que vous conchiez le cinéma de genre, que l’épouvante en salle noire, c’est pas bien pour les neurones ! Comme le Black Metal, c’est bien connu, ça pousse au meurtre, au suicide, c’est la lie de la musique ! D’ailleurs, tous les soirs avant de me coucher, je me mate « Halloween » en écoutant Slayer avant de partir découper la première bobo du 11ième venue…

Vous me faîtes littéralement vomir, vous, les exécutifs : Sam Raimi, Peter Jackson, vous leurs ouvrez grandes vos portes, oubliant qu’ils nous ont pondu des monstres de gore et d’inventivité. Serait ce donc que vous avez la mémoire courte ? Le cinéma est un tout, est une ouverture sur le monde, Haneke devrait pouvoir côtoyer Lloyd Kaufman, Ozon partager les salles avec James Gunn, rire et avoir la trouille, réfléchir et se cramponner au siège, autant d’émotions que le 7ième art a pour devoir de nous faire ressentir. L’horreur, un art mineur ? Non, c’est le calibrage, le danger ; c’est la télé-réalité qui promet aux masses que tout le monde peut être une vedette, c’est les médias qui carburent à l’image choc, c’est la vulgarité d’un Delarue, c’est tout ça le danger. Vous êtes des vulgaires qui se permettent de juger. Rappelez vous le scandale « Massacre à la tronçonneuse » et ses années d’interdiction : j’ai aujourd’hui un livre universitaire dans ma bibliothèque qui lui est tout entier consacré. Que dire d’ « Evil Dead », que personne ne voulait sortir : j’ai fait un partiel de fac de lettre sur ce film qui m’a valu un 10 pour cause de bâclage de mon travail. Et vous osez tuer des films prometteurs uniquement parce qu’ils sont pas formatés ? Parce qu’ils risquent de faire peur aux âmes bien pensantes de l’intelligentsia ?

Je n’ai aucun pouvoir, je ne peux rien faire, si ce n’est AIMER le cinéma, et vous demander d’en faire autant, de passer des frères Dardenne au prochain Hulk, sans ornières, sans parti pris. Bien sûr que la merde est souvent au rendez vous, mais ce sera VOTRE idée de la merde, et pas celle d’un critique mal baisé ou d’un distributeur lâche. Ramenons le ciné à ce qu’il est : un art pour tous. Sinon, d’ici quelques années, nous n’aurons droit qu’à des « Sans Sarah rien ne va ! », et à des Tokyo Hotel en guise d’art transgressif.
Vous inquiétez pas, j’en ai fini pour aujourd’hui…

Par Wolf Tone - Publié dans : Coups de gueule
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 21:54

Mais que le monde est vil ! Et que Marianne est vigilante ! Je ne sais pas qui est au départ de ce texte, mais dans le style coup de gueule, il vaut son pesant de cacahouètes... Ah, elle est belle, l'Europe...

Europe & Mondialisation: Le scandale LESIEUR

Rappelons brièvement les faits : La société Saipol, propriétaire
de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol ukrainienne.

Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d'autres multinationales de l'agroalimentaire. Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot

d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.
Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui
seyait : la poubelle.

Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de [merci de rester poli].
Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.
Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France. Cela fait environ 100 grammes de saloperie par habitant à faire ingurgiter !

La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier. Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment dans des produits contaminés à l'huile de moteur !

C'est le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, tout le monde s'en fout. La semaine dernière, le 'Canard' publie
une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction. Enfin, hier, le Canard publie des notes internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent
l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en chiant dans leur froc et priant que l'info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire.

 

'Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas répondre au Canard enchainé formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé. Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en proactif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir.'

'Par rapport à l'article de mercredi dernier, cette nouvelle parution n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l'huile de tournesol, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière mais que l'on craignait'

 

Ces gens là sont capables d'importer n'importe quelle denrée alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la 'traçabilité' des produits qu'ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou de n'importe quelle autre [merci de rester poli]. Et qu'ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve éclatante.
D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d'exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d'une pression sur l'emploi et le salaire des salariés français. Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies suremballées dans d'affriolants plastiques aux couleurs vives.

 

Il faut lutter contre ces pratiques ! Ils faut lutter contre ces salopards ! Comme on l'a vu, leur plus grande trouille est que le nom des marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu'ils sont capables pour cela d'empoisonner leurs clients sans remords. Alors dénonçons-les, ces sinistres pleutres ! Et vous camarades lecteurs, relayez l'information ! Selon vos moyens, parlez-en autour de vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES, c'est de ça dont ils ont la trouille !

 

Les marques concernées, à boycotter d'urgence et durablement, sont les suivantes : Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l'origine du problème et toutes les marques
du groupe : Fruit d'or, Epi d'or, Frial, Isio 4, Oli, Carapelli, Saupiquet et toutes les marques du groupe Unilever , par exemple Amora, Planta Fin, Maille, Knorr, Magnum

 

Les poduits les plus susceptibles de contenir de l'huile empoisonnée sont les suivants :
- Mayonnaise
- Tarama
- Sauce Béarnaise
- Chips
- Vinaigrette allégée

- Céleri Rémoulade
- Soupe de poisson en conserve
- Poisson pané
- Paupiettes de veau
- Thon et sardines à l'huile

- Gaufrettes à la confiture
- Barres céréalières et sucrées pour les enfants
Cookies

 

Merci d'avance, et faites tourner !

Merci !!!

Par Wolf Tone - Publié dans : Coups de gueule
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 12:45

Hier après le boulot je suis allé voir " Sagan" et, c’est simple, j'ai beaucoup aimé ! Il fallait donc que je vous exprime et fasse partager cette envie de découvrir Françoise Sagan, l’écrivain. Sylvie Testud joue superbement bien, je suis même prêt à parier qu'elle aura le césar l'année prochaine. J'ai pu ainsi connaître l'être qu'était Françoise Sagan avec  un côté très nature, spontanée, généreuse, simple et comique mais aussi un côté plus hermétique et dure ( comme le montre sa relation avec son fils ). Le film est bien scénarisé et filmé, mais il faut avouer aussi que j'aime bien Diane Kurys : son « Coup de foudre » avec Isabelle Huppert et Miou Miou fait parti de mes films préférés.

Très souvent dans le film Sylvie Testud lit des passages écrits par Sagan ( sur l'écriture, l'écrivain, l'amour, la peur ), autant de jolies phrases que je trouve justes et parfois poétiques. Du coup, le film donne envie de lire quelques uns de ses plus grands roman après "Bonjour tristesse".
Comme d’habitude, Diane Kurys s'entoure toujours de très bon musicien pour ses films, et pour « Françoise Sagan », ce n'est autre que Arman Amar qu'on n'a plus besoin de présenter maintenant vu les superbes musiques qu'il a composé ( "La terre vu du ciel", "Va, vis et deviens", "Le premier cri", "La piste"… ), j'irai donc au plus vite acheter et non télécharger cette musique qui m’a véritablement procuré des frissons et qui complétera ma collection.

Voilà c'était votre critique ciné !

Bisous

Par Rémy - Publié dans : Critique Cinéma
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 10:07
Le danger est grand, mes amis, mes frères et soeurs ! Nous allons changer de fournisseur d'accés internet aujourd'hui, et comme j'ai une confiance toute relative dans le bon fonctionnement de ces trucs d'informaticien, je pressent que ça ne va pas se passer sans anicroches...
Ne vous afffoler donc pas si je reste muet à partir de cet aprés midi... Puis la pétition pour l'avenir du blog de Wolf Tone est déjà prête, et en cas d'embrouilles, Neuf Télécom tremblera devant la colère de vous tous, mes fidèles lecteurs, mes compagnons, mes frères d'armes...
So prions que je puisse encore dire tout et n'importe quoi pendant de longues années...
GO ON !!!
Par Wolf Tone - Publié dans : Avertissements
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 22:21
Le système part en bibe pour ne pas dire en c...s. Notre société entière part en bibe. On le sait depuis longtemps me direz vous.

C'est l'histoire d'un Monsieur d'une cinquantaine d'années qui suite à une déception sentimentale s'est retrouvé sdf : il était free lance, son affaire marchait bien, jusqu'à ce sa dépression la fasse sombrer, et lui avec. Puis un beau jour, il retrouve un job grâce à la Mairie de Paris : il devient Agent d'Accueil à la Bourse du Travail. Le Monsieur est fier de son travail et de l'uniforme qu'il porte. Et son employeur, dans sa grandeur, lui trouve et lui paie un logement car le Monsieur, malgré ses 1300 € n'y parvient pas tout seul. Donc la Mairie de Paris l'installe dans un hôtel 2**, dans une petite chambre avec bidet mais toilettes à l'extérieur, tout ça pour un loyer mensuel de 1300 €. Et oui, 1300 € par mois. Le Monsieur n'ose même pas recevoir d'amis dans sa chambre, il a honte de dire qu'il vit dans un hôtel.

J'ai juste une petite question : pourquoi ne pas lui payer un studio à 900 € dans un quartier un peu plus "sympa" et lui permettre de réellement se réinsérer et d'avoir une vraie vie ? Pourquoi préférer dépenser l'argent que les citoyens parisiens donnent dans leur taxe d'habitation pour payer un hotel de 2° zone et maintenir cet homme dans un sentiment de précarité ? J'aimerais qu'on m'explique. J'aimerais que nos politiques m'expliquent comment on peut en arriver là. Je n'ai pas pris l'exemple d'une famille de nigériens qui vivent à 8 dans deux chambres minuscules ne permettant même pas aux enfants de faire leurs devoirs dont le loyer payé par les services sociaux s'élèvent à 2500 € par mois, mais d'un bon français de 50 ans et fonctionnaire de surcroit.

Notre société marche sur la tête, et nos politiques n'ont rien à faire de ce qu'il peut nous arriver au fond, sauf en période électorale. Là tout de suite on se soucie du sort des gens qui sont dans la précarité ou au seuil de pauvreté. A quoi bon voter si de toutes façons, gauche ou droite ou centre ou extrêmes de tout bord ne font rien pour changer les choses. Nous pourrions le faire, mais pour cela il faudrait arrêter de ne penser qu'à nous et à comment nous allons faire pour remplir nos réservoirs d'essence avec ce baril qui ne cesse de monter. Croyez vous que l'important soit là ?


Par Coco la Mouche - Publié dans : Coups de gueule
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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /Juin /2008 17:46

Mettons nous bien d’accord : je n’ai rien de particulier contre Arnaud Desplechin. Non, vraiment : il sait manier sa caméra, dirige bien des acteurs qu’il, en outre, choisi avec goût. Si je me permets cette petite précision, c’est pour qu’on ne se méprise pas sur mon avis de son « conte de Noël ». Son histoire de famille qui se reconstitue le temps d’un Noël autour d’une mère gravement malade est simplement prétentieuse. Et là, je me la joue diplomate, parce qu’Elo a eu droit à une critique bien plus véhémente à la sortie de la séance. Son film est non seulement un exercice de mise en scène boursouflée, mais le scénario lui même n’est qu’une affaire de prétention. Ces thèmes graves comme la mort, le pardon, le mensonge, voire la haine fratricide, sont ici joués avec une légèreté cassante et simplement irréaliste. Avant le dialogue, avant le jeu, il y a l’image, nous sommes bien d’accord. Déjà, au bout de dix minutes ( et ce sera le cas pour quasiment l’ensemble de ce film fleuve de 2 h 30 ), on est fatigué de voir défiler tant d’ambiances sonores et visuelles différentes. Desplechin sait filmer, c’est certain, mais s’amuse à casser chaque univers à la vitesse de l’éclair, de la musique jazzy swinguante au classique sombre, de la caméra témoin, cachée, au texte débité regard caméra. Comme s’il ne voulait pas nous laisser croire à son monde, comme s’il soulignait la fiction plus que l’émotion.

Et idem pour les dialogues, les situations, le jeu : qui peut donc croire à tant de cruauté détachée ? A l’incohérence de certaines situations ? Là encore, nous ne sommes pas devant le premier film d’un réalisateur maladroit, non, il y a une logique dans ce désaveu du sentiment. Et la preuve en est les rares moments où il laisse l’ambiance et le réalisme s’installer : lorsque Henri ( Mathieu Amalric, excellent ) demande, plein de rage, à son frère et son père pourquoi on l’a laissé se faire bannir par sa sœur, on est touché, lorsque le même Henri prend sa revanche sur la dite sœur ( Anne Consigny, un peu trop souvent dans le même registre de jeu ) dans un dialogue entre deux portes, on y croit, ça fonctionne. De même que les regards perdus de Junon ( Catherine Deneuve ), la mère malade, au milieu de sa famille, sont par moments bouleversants.

Ce n’est donc pas que Desplechin n’arrive pas à nous faire croire, le con sait très bien le faire, mais il a une espèce de prétention et formelle, et scénaristique, qui nous laisse en dehors. Comme si cette famille d’intellectuels ne pouvait vivre vraiment le drame, flottant au dessus de celui ci.

Alors tout le monde y va du sens de la légèreté du réalisateur, de la maestria de sa mise en scène, les critiques le mettent bien haut sur un piédestal, planant sur le cinéma français. Pour moi, il n’a fait que mumuse avec ses jouets, et pris de haut son public. C’est irrespectueux, surtout lorsqu’on appâte le chaland avec de vraies qualités de conteur, lors de séquences ancrées dans un univers, qui seront massacrées par les suivantes, fausses et pédantes. Dans quel but ? Quel est le fil rouge ? Je crois qu’elle est toute bête, en somme, la raison du décalage : il est difficile de se filmer le nombril sans laisser le spectateur sur le bas côté. Et moi, les réalisateurs qui se touchent la nouille, aussi bons soient ils, ils me mettent en rogne.

Par Wolf Tone - Publié dans : Critique Cinéma
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 /06 /Juin /2008 15:59

Non. A quoi bon sortir ? Limite, je m’essuierai les aisselles avant d’aller au ciné ce soir. Mes pieds n’étant pas sortis de leurs chaussures, aucune fuite olfactive n’est à déplorer, puis j’ai chopper assez de DVD à la brocante de Richard ze Speed ( « Vanishing Point » à 3 euros, vous y croyez ? Trop fort !) pour tenir une bonne semaine. Car le monde dehors est pas beau. Nan. Gris, c’est tout gris. 

 

En plus, j’ai mis trois plombes pour terminer ma sélection DVD parce que je voulais regarder « Appleseed : Exmachina » avant de clôturer le mois de juin. J’aurais mieux fait de le zapper, j’aurais gagner du temps pour me caler mon « Vanishing Point » à 3 euros ( ou mon « Privé » d’Altman à 6… Trop bon les brocantes !!! ). Bah, bien entendu, il y a de beau décors et des robot high-tech vachement bien foutus, mais dans le style « Ghost in the shell » pour benêt, ça se pose là. Doit bien y avoir quelqu’un parmi vous pour en dire plus, j’sais pas, c’est quand même produit par John Woo, et en plus, c’est écrit par Masamune Shiro, l’auteur derrière… « Ghost in the shell ». Ca parle d’une Terre dévastée par la 3ième guerre mondiale, de flic mi-homme, mi-cyborg, d’une mégalopole, Olympus, créée pour maintenir la paix, et de méchants qui veulent la foutre en l’air, cette paix. Dialogue un peu crétin, sentimentalisme à deux balles, personnages humanoïdes à l’animation bâclée, nous sommes donc à 10 000 bornes des réussites splendides de Mamoru Osshi ( les « Ghost… » donc, mais aussi le scénar’ de « Jin-Roh », la production du phénoménal « Blood : the last Vampire »… ). Avec sa bataille finale qui oscille entre « Matrix : Révolution » et un brin d’ « Akira », « Appleseed Ex Machina » ne décolle jamais, ne s’affirme jamais, ne marquera jamais les esprits…

Par contre, les découvertes donnent parfois de très bonnes surprises. « Gone baby gone » de Ben Affleck est vraiment de celles là. Dans une banlieue pauvre de Boston, une fillette disparaît. Les flics sont à l’affût, les médias ont envahi le quartier, et l’oncle et la tante de la petite font appel à deux détectives privés, Patrick Kenzie ( Casey Affleck ) et Angie Gennaro ( Michelle Monaghan ).
Alors que Ben Affleck a une carrière d’acteur à mes yeux plutôt affligeante, son premier essai derrière la caméra est plus que prometteur. Son casting de vieille trogne ( Ed Harris, une nouvelle fois impeccable, et Morgan Freeman, dont la seule présence sur un plateau distille une ambiance ) avec de jeunes valeurs montantes ( Michelle Monaghan, la belle de « Kiss kiss bang bang », et surtout l’excellentissime Casey Affleck, le Robert Ford de « The assassination of Jesse James… » ) ajoute une crédibilité à son scénario axé sur l’obsession, la frontière entre le bien et le mal, si floue lorsque notre vie fut pleine d’expérience, si nette lorsqu’on se jette dans l’arène avec une certaine naïveté.
Puis il y a sa mise en scène, qui oscille entre le classicisme d’un Eastwood et l’âpreté d’un Sean Penn. Car ce sont bien ces deux noms là qui nous reviennent sans cesse à l’esprit. Pour le premier, c’est logique : « Gone baby Gone » est adapté d’un roman de Dennis Lehane, l’auteur de… « Mystic River ». Ben Affleck colle donc ( consciemment ? ) à l’approche du vieil Eastwood, mais sa manière d’aborder ses loosers, certains passages intimistes plus proches de ses protagonistes ramènent aussi au Sean Penn de « The Pledge ». Un cul entre deux chaises de marque, qui garde tout de même un bel équilibre, et fait preuve d’une maîtrise rare chez un jeune réalisateur.
Reste quelques choix malheureux ( Casey Affleck a du mal à être crédible dés qu’il se la joue gros bras à grande gueule, une certaine longueur vers la fin ), et un scénario qui aurait certainement gagné à rester proche du social et à bifurquer le moins possible vers l’enquête policière. Mais le résultat final est tout de même bien au dessus du lot, et il est fort à parier que le petit Affleck réussira mieux sa carrière de cinéaste que de comédien.

Retour dans l’hexagone pour le dernier film, l’ « Eden Log » de Franck Vestiel. C’est rigolo, parce qu’à l’époque de sa sortie, un autre film de SF français, et beaucoup plus attendu celui là, sortait en salle : « Dante 0.1 ». Impossible alors de ne pas faire la comparaison, qui est de plus très instructive. On va faire très court pour le Caro : c’est Mocky qui tourne son remake de « Alien 3 » en se prenant pour Kubrick. Voilà, ça, c’est fait… Quoi ? Trop court ? Bon. C’est filmé en vidéo si pourrie que mon film de vacances en Espagne est mieux foutu. Cà a le rythme d’une tortue asmathique, et les comédiens débite un texte digne d’un film institutionnel. Le seul à s’en sortir, c’est Lambert Wilson ( mais avec un gars pareil, dur de manquer de charisme…).
Alors certains s’en sont pris à ces fameux producteurs, ces méchants qui donnent pas suffisamment de fric pour faire une bande digne de ce nom. Et moi de répondre : « Et Eden Log, c’est quoi, un blockbuster ? ».
Non, là aussi, le budget est équivalent à la facture bouffe de Gérard Depardieu dans un « Astérix », et tout deux naviguent en pleine science fiction auteurisante. Mais là où Caro nous torche un Z digne des meilleurs prod’ italiennes des années 80, Franck Vestiel nous ramène à un croisement entre l’univers de Lucas période « THX » et le Darren Aronofsky de « Pi ». Le pitch est basique ( un homme amnésique se réveille dans la boue de ce qui semble être des souterrains, et tente de remonter à la surface ), c’est quasiment sans dialogue, et tout est filmé dans un faux noir et blanc de très bonne facture. Clovis Cornillac, même s’il a tendance à trop en faire, est tout de même impressionnant de bestialité. Et pour finir, Vestiel sait manier une caméra et créer une ambiance ( même si, effectivement, l’influence de « The Descent » est parfois flagrante ). Alors, non, je ne cris pas au chef d’œuvre, car le début est poussif, et la construction du scénario est assez répétitive ( Cornillac se réveille au niveau – 4 , puis atteint le – 3, et le – 2… ). Mais certaines scènes valent beaucoup de bouses actuelles ( dont une scène de viol dans un monte charge pour le moins dérangeante… ), et le film gagne en puissance au fil du temps, ce qui fait du bien par où ça passe.
La question est donc posée : si c’est pas le manque de moyen qui plombe notre prod’ nationale de cinéma de genre, c’est quoi ? Le débat est lancé depuis belle lurette : manque de bon scénaristes, distributeurs et prod’ trop peureux, je ne sais pas…

Bon, Juin est torché. Doit y avoir ( comme à chaque fois ) un bon paquet de bons films non présents, et j’ai une solution à cela : envoyez moi un don mensuel de, bah, on va dire 300 euros ( à plusieurs, c’est une misère, non ? ), et promis, je vous parlerai tous les jours de tous les films, même « L’auberge Rouge » si vous voulez.

Alors à vos chéquiers, et à la prochaine…

Par Wolf Tone - Publié dans : Sorties DVD
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Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /Juin /2008 18:49

Ce ne pouvait être que pour lui. « JCVD » n’existe que pour lui, et Mabrouk el Mechri l’aime, c’est certain. Je me fous de savoir ce que ce type a réalisé avant. Je n’en ai vu aucun, et je ne pense pas que je ferai l’effort. Et ce pour la même raison que vous devez vous foutre d’avoir vu ou non un film avec Van Damme. Parce que le personnage, il faut vivre sur Mars pour ne pas le connaître. Mechri ne fait pas un film sur Dolph Lundgren ou Steven Seagal, non, il le fait sur l’homme aware, sur la bonne blague vivante estampillée Belgique. Et il lui permet de nous donner un bonne vieille claque dans la gueule. Plus jamais vous ne regarderez JCVD comme avant. Vous ne pourrez que l’aimez, lui payer une bière, lui taper sur l’épaule.

Alors, bon, il y a aussi le film. Oh, ce n’est pas qu’il soit mauvais, il est juste tellement en deçà de ce qu’il aurait pu être… « JCVD », c’est « Un après midi de chien » de Sydney Lumet, avec à la place de Pacino / braqueur, Jean Claude / l’otage. Un van Damme au bout du rouleau, qui se bat pour la garde de sa fille, qui n’a plus de fric, et qui se retrouve au milieu du braquage d’un bureau de poste belge. Mechri nage au milieu des références : on passe de « Clerks » lors d’un dialogue ( réussi au demeurant ) dans le vidéo club, à la construction très « Pulp Fiction », mais de manière si évidente que s’en est parfois lourd. Pourtant, certains moments de comédie simple ( JCVD et la conductrice de taxi ), voire de tension prouvent que le gars est capable de très bonnes choses. C’est juste qu’il ne se lâche pas assez, il est hésitant, fait durer un gag trop longtemps ou n’appuie pas assez d’autres. Si en plus, on parle du rythme un peu trop lent, de la mise en scène un peu trop stéréotypée, on en serait presque à se demander pourquoi j’ai ADORE ce film.

Il y a déjà la claque Van Damme le comédien. Simple, attachant, naturel. Alors bien sûr, les détracteurs diront que ce n’est pas bien compliqué d’être bon lorsqu’on est soi-même. On s’en fout. La réhabilitation passe par là. Puis il y a l’axe du film : l’image Van Damme. Du cours de production cinéma ( le système des packages qui permet de fourguer 6 films de merde à un distributeur s’il veut LE film bankable ) en passant par le témoignage de la fille VD qui dit en avoir marre que ses copines se moquent d’elle, Mechri nous donne tous les outils, toutes les pièces manquantes qui permettent au bout du compte de ramener le cas Van Damme à sa réalité : un comédien d’actionners devenu une icône du looser con. Et une fois se travail ( bien ) fait, une fois Van Damme redevenu simplement humain, il nous assène par petite touche la douleur d’être le Van Damme « Aware ». Un regard de temps à autres, des lignes de dialogues, une scène où les otages, devant la télé, réentendent un best of de ses multiples conneries, Mechri le rend de plus en plus touchant.

Alors arrive la déclaration de respect, la réhabilitation : 5 bonnes minutes dans le film QUE pour lui. 5 minutes où Van Damme s’explique face caméra, hors du temps, 5 minutes bourrées d’humanité, d’émotions. Puis le film reprend, proche de sa fin, et c’est précisément LA que vous savez que plus jamais vous ne regarderez JCVD comme avant.

J’aimerais que Van Damme arrête les bouses, arrête tout, après ce film. J’aimerais qu’on ne garde que cette image de l’Universal Soldier, du concurrent aux Blood Sports. Et parce que Mabrouk el Mechri nous a donné ( à nous spectateurs, mais aussi à lui, Van Damme ) cette opportunité, je lui dis bravo et merci. Chapeau, M. Van Damme, chapeau bas.

Par Wolf Tone - Publié dans : Critique Cinéma
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Mercredi 11 juin 2008 3 11 /06 /Juin /2008 19:21

Le voilà donc, ce " Phénomènes ", le très, très attendu nouveau Shyamalan. M. Night Shyamalan, c’est pour certain le nouveau Spielberg sauce arty, le mec qui tourna pour Disney des Blockbusters avec la touche « cinéma indépendant »… Je ne crache pas dans la soupe, attention, car sur 6 films que j’ai vu du monsieur, 3 avaient réussi à me mettre en ébullition. Et le dernier en date, « La jeune fille de l’eau », quitte à provoquer l’ire de beaucoup, est à mes yeux le plus personnel et sur pas mal de plan, le meilleur. Alors quid de « Phénomènes »… Ben je ne dirais pas le pire, mais on en est vraiment pas loin.

Jusqu’à présent, si Shyamalan était si attractif, c’est parce qu’il arrivait à lier intimisme et mise en scène soignée sur des sujets très mainstream. D’où d’ailleurs le parallèle avec le Maître Spielberg. Et le pitch choisi par le réalisateur de « Sixième sens » laissait sincèrement présager un film dans la lignée de la « Guerre des Mondes » version Spielby.

Premier point : ceux qui ont vu la bande annonce et un peu lu la presse spécialisée connaissent déjà l’histoire. Elle ne sera guère plus approfondi durant les 1 h 30 que dure le métrage. Nous voilà donc à suivre Elliot Moore ( Mark Walhberg ) essayant de fuir avec d’autre ce qui s’apparente au début à une attaque terroriste chimique aux effets inattendus : les personnes au contact avec la toxine se suicident…

Impossible de ne pas faire le lien entre « La guerre des Mondes » et « Phénomènes ». La menace incomprise et qu’on ne peut combattre, la fuite des citoyens, l’errance en rase campagne, le métrage accumule les analogies, et la comparaison s’impose d’elle même. Et elle n’est vraiment pas à l’avantage de Shyamalan. Tout comme comparer le métrage au reste de sa filmographie le met au rang de ratage quasi-complet. Comment, par exemple, bâcler les rapports humains lorsqu’on a réalisé le superbe « Incassable » ? Ou alors ne jamais arriver à nous mettre la pression lorsque « Signes », avec une simple image volée d’un caméraman amateur, nous foutait les jetons en un quart de seconde ? Seule une séquence ( lorsque le petit groupe menait par Walhberg atteint une maison dont les habitants refusent l’accès )  nous rappelle ce que Shyamalan est capable de faire. Pire, la scène est si tétanisante qu’on en comprend encore moins le ratage du reste… La panique, la peur, la fuite ? Tout est tellement répété sans inventivité que le spectateur, une fois les premiers morts passés ( qui, en plus, sont ceux qui forment la bande annonce ), attends patiemment les suivants ( et il attend assez souvent, tant le rythme est mou du genou ). Là où Spielberg nous terrifiait devant la violence des hommes apeurés ( la séquence de la voiture assiégée ), Shyamalan torche le sujet avec 5 voitures et trente secondes ( la séquence du départ du self ). Même les rapports entre les deux principaux protagonistes ( un couple apparemment en crise… ah bon ? ) sonne faux, sans fonds ni enjeux… Et quant à la mise en scène, qui fut un des points forts du Monsieur, elle est plate, molle…

Alors que le bonhomme tenait entre ses mains un sujet apocalyptique au potentiel énorme, il nous en sort un film étriqué, qui ne voit ni grand ni intime, qui ne voit rien en fait, si ce n’est un message écologique si lourdement asséné qu’il nous donne envie de prendre un 4x4 pour aller acheter du pain… M. Shyamalan, va falloir se réveiller, parce que là, la déconvenue est presque à la hauteur de celle du « Village », et ce n’est pas peu dire…

P.S. : Certains critiques parlent de « hauts taux d’adrénaline » et vont jusqu’à le comparer aux « Oiseaux » d’Hitchcock. Et là, je parle pas de truc style Télé Z, non, du lourd, des mag’ sérieux. Des baffes se perdent… Parce que PERSONNE ne me fera avaler la couleuvre du film à triple fonds parodique-à-message. Faut arrêter de croire que tous les films à message sont bons, les gars.

 

Par Wolf Tone - Publié dans : Critique Cinéma
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